De Latour de Carol à Toulouse en UM de Z 7300
Ce nouveau voyage vous invite au coeur des Pyrénées, au départ de Latour de Carol près de la frontière espagnole où se côtoient les voies de la RENFE, celles de la SNCF avec le train jaune et le réseau classique à écartement standart de 1435 millimètres. Cette ligne pittoresque conserve un rôle international et achemine toujours de nombreux voyageurs vers l'Espagne et Barcelone ainsi que de nombreux skieurs en trains de nuit lors des pointes hivernales vers les stations de Porté-Puymorens ou d'Ax-Bonascre. Vous quitterez la modeste gare près d'Enveigt à bord de confortables Z 7300 qui ont depuis peu remplacé les compositions de BB 8500 et rames réversibles au delà d'Ax lès Thermes dans l'attente de travaux conséquents pouvant améliorer l'état de la voie. Après le col de Puymorens et le tunnel hélicoïdal de Saïllens, au pied des sommets dont il ne subsiste que quelques centimètres d'une neige de printemps en cours de fonte, vous parcourerez divers viaducs et tunnels tout au long de la vallée de l'Ariège. Au delà d'Ax, vous atteindrez le château de Foix et les montagnes du Plantaurel ainsi que les derniers reliefs des Pyrénées avant de retrouver la jonction des voies provenant de Tarbes, Auch et Nîmes aux abords de Toulouse, de la Garonne et du canal du Midi.
Le ciel d'un bleu d'encre et l'absence de nuage laissent encore présager une excellente journée printannière dans le département des Pyrénées Orientales. La gare de Latour de Carol-Enveigt, située à 163 kilomètres de la ville rose et proche de la frontière espagnole conserve une vocation internationale. Située près du village d'Enveigt et de Latour de Carol quelques kilomètres plus loin, l'établissement se trouve dans la vallée de Carol, entouré par la réserve naturelle de Cerdagne et le col de Puymorens dont les sommets qui l'encerclent se trouvent encore recouverts d'un manteau blanc lumineux tombé en abondance cet hiver. Sur le quai 2 voie 4 stationne la Z 7330 arborant encore sa livrée rouge Aquitaine arrivée en matinée et qui assurera le train de milieu d'après-midi pour Toulouse. Vers 11h38, c'est le Train Jaune en provenance de Villefranche-Vernet lès Bains, constitué par l'UM de Z 117 et Z 116 qui arrive sur la voie métrique en impasse. Depuis le début de journée se trouvent immobilisées sur le quai 1 les BB 8626 et 8612 en UM attelées en tête de voitures couchettes et voitures à sièges inclinables qui assureront le train N°3970 pour Paris-Austerlitz ce soir à 20h30. La voie A à l'écartement de 1676 millimètres accueille vers midi et demi en provenance de Barcelone deux automotrices 130 M et 133 M de la RENFE, compagnie des chemins de fer espagnols.
Le train dans lequel je dois monter arrive enfin peu avant 13 heures et se trouve formé de deux Z 7300 dont une rénovée dans sa seyante livrée TER métallisée. Je me présente auprès de l'agent de conduite venant tout juste d'arriver et qui, après une courte pause assurera le train du retour. Il descend de la cabine de la Z 7332 afin de saluer le chef de service dans la gare, lieu où il règne une bonne ambiance notamment avec le patron du buffet de la gare très aimable avec la clientèle et les cheminots. L'heure du départ approchant, le mécanicien remonte la rame afin d'effectuer ses essais de fonctionnement du frein, de la veille automatique et du contrôle de vitesse par balises. Il m'invite à monter à ses côté, nous sommes côté moteur et la montée à bord s'effectue en passant par la porte du fourgon à bagages. La cabine de conduite dotée d'un pupitre unifié similaire à celui des BB 7200 se veut fonctionnel malgré l'arrivée d'éléments automoteurs plus modernes et plus confortables. On y trouve deux combinés, l'un pour la radio sol-train, l'autre pour l'interphonie ainsi que le KVB qui équipe maintenant tous les engins récents. Malgré leur âge peu élevé, les Z 7300 comme toutes les séries de Z 2 possèdent encore un rhéostat classique ce qui explique l'absence de la vitesse imposée et nécessite d'éliminer rapidement les bancs de résistances utilisés lors de la mise en vitesse.
Depuis l'abaissement de la vitesse limite de 60 à 50 km/h sur les derniers kilomètres de la ligne au delà d'Ax, les conducteurs ne peuvent rester en plein champ sur le couplage série sur les rampes sans quoi ils dépassent la vitesse autorisée. Obligés de rester sur les crans intermédiaires du couplage série étant donné le profil, beaucoup de Z 2 voient leur rhéostat chauffer surtout lors des fortes chaleurs estivales. Il est maintenant 13h17 et le train 871422 est prêt au départ, le chef de service agite son guidon à main de départ alors que l'agent de train ne tarde pas à répercuter l'autorisation de départ en cabine de conduite grâce au dispositif de correspondance. Nous parcourons les appareils de voie en sortie de gare à moins de 40 km/h conformément à ce qui est inscrit aux renseignements techniques. La voie relativement ancienne est encore majoritairement constituée de rails à double champignon datant du début du siècle passé avec utilisation de tirefonds à coussinets et un espacement entre les traverses important propre à ce type de voie. En attendant que réseau ferré de France effectue les renouvellements de voie et ballast nécessaires, la vitesse limite de tous les trains a été ramenée de 60 à 50 km/h jusqu'à Ax lès Thermes excepté dans le tunnel de Puymorens où les circulations sont autorisées à 100 km/h dans le sens impair.
Le paysage encore terne après la récente fonte des neiges laisse un spectacle peu verdoyant si l'on excepte la présence de quelques conifères. Nous sommes à proximité de la réserve nationale de la Cerdagne située en Espagne et dont la superficie atteint les 19 hectares. Vers le PK 157, nous longeons le cours du Carol, paisible rivière avant de passer au pied des ruines des tours Carol. Nous franchissons le modeste cours d'eau grâce à un viaduc vers le PK 155.3 alors que les sommets enneigés des pics orientaux de Font Nègre dominent toujours le paysage. Après un nouveau viaduc, nous passons sans arrêt au PK 152.3 la gare de Porta, télécommandée par Ax lès Thermes. Nous roulons sur une ligne à une voie banalisée équipée en block automatique à permissivité restreinte ce qui limite le nombre de circulations étant donné la longueur importante des cantons. Après avoir passé sur notre gauche le péage de la nationale 20 menant vers le tunnel routier de Puymorens ainsi que le défilé de la Faou, nous marquons rapidement notre premier arrêt à l'établissement de pleine ligne de Porté-Puymorens au PK 150.2. Le village catalan de Puymorens se trouve à proximité de la station de ski de Porté-Puymorens dotée de 17 pistes de ski alpin, 25 kilomètres de pistes de ski de fond et dont le point culminant atteint une altitude de 2500 mètres.
Nous ne tardons pas à repartir, l'agent de conduite desserre les freins et tractionne à nouveau avant que le train ne s'engouffre dans les 5.5 kilomètres du tunnel de Puymorens nous permettant de traverser le col du même nom. La vitesse limite de la ligne passant à 100 km/h pour notre catégorie de train, le conducteur passe rapidement sur le couplage parallèle puis shunte les inducteurs afin de d'avoir plus de puissance. Arrivés à l'Hospitalet près l'Andorre PK 144, nous ne pouvons que constater l'important nombre de voyageurs présents à quai. Beaucoup sont arrivés par la navette assurée en car TER depuis le Pas de la Case. Ce modeste village situé en bordure de la principauté d'Andorre possède de nombreux magasins d'alcool ou d'alimentation détaxés qui incitent bon nombre de frontaliers voire même d'habitants d'autres régions de France à venir se ravitailler régulièrement. Les voyageurs étant montés, l'agent de train ferme les portes et donne l'autorisation de départ au conducteur. Nous passons dans un nouvel ouvrage d'art, le tunnel de Berthe Espesso qui nous plonge dans l'obscurité durant quelques instants. Après un court moment passé à l'air libre, nous rencontrons un nouveau tunnel qui a la particularité d'être hélicoïdal. La voie est tracée sur une courbe de 360 degrés ce qui lui permet ainsi de s'affranchir de la forte pente de 40 pour mille sur une distance plus réduite.
Ainsi, nous pouvons voir en contrebas les rails sur lesquels nous allons passer dès la sortie du tunnel. Nous passons à proximité de la cascade et du barrage des Bésines à partir duquel des ruisseaux affluents de l'Ariège prennent leur source. Nous rejoignons sans tarder le cours de l'Ariège qui s'insère sans mal dans la vallée puis, passons un pont route franchissant la rivière au PK 138.5. Quelques kilomètres plus loin, nous franchissons l'Ariège et la nationale grâce au viaduc des Bordes avant de marquer l'arrêt en gare de Mérens lès Vals PK 133.1. C'est aux abords de cette gare qu'une rame réversible et sa BB 8500 ont déraillé le 26 janvier 2002, ce grave accident n'ayant heureusement pas fait de victimes. Ce malheureux événement qui aurait pu avoir des conséquences plus graves a justifié un abaissement de la vitesse de la ligne, la mise en place systématique des locomotives BB 8500 en tête des rames réversibles, ainsi que la limitation du nombre de circulations de BB 8500 sur la ligne dont le renforcement de la plate-forme par tronçons a été accéléré depuis 2002. Le modeste village de Mérens lès Vals situé à une altitude de 1100 mètres est connu grâce notamment à sa typique église romane St Pierre.
On trouve dans le village de nombreuses maisons typiques préservées ainsi que des lavoirs et une source d'eau chaude. À mi-chemin entre Mérens et Ax se trouve une station de ski nichée sur le plateau de Bonascre avec ses 26 pistes de ski dont les plus hautes surplombent les gorges de Mérens à une altitude de 2400 mètres. Après un premier tunnel, nous franchissons celui de la Bouchadière peu avant le PK 132 puis celui de Runnac-Berduquet où il subsiste encore une ancienne sortie qui constitue un ancien itinéraire de la ligne. Maintenant situés dans les Gorges de Mérens, la pente se renforce alors que les ouvrages d'art se succèdent avec un modeste pont rail PK 127, puis les tunnels du Loubail et de l'Oriège et bien d'autres. Peu avant Ax, nous franchissons le viaduc et le tunnel du Couloubret puis enfin le tunnel de la Gare à la sortie duquel nous pouvons voir la modeste gare d'arrêt général d'Ax lès Thermes construite à 123.3 kilomètres de Toulouse. Nous passons les appareils de voie à moins de 40 km/h avant de nous immobiliser à quai. Sur la droite se trouve stationnée sur voie de service la BB 8656 équipée de son soc chasse-neige, une locomotive qui a été fort sollicitée l'hiver dernier étant donné l'importance des chutes de neige ayant touché la région.
Autrefois, ce travail de déneigemment était confié aux vieilles locomotives CN 5 et CN 6, d'anciennes BB 4100 modifiées qui ont longtemps été garées à St Jory et Toulouse-Raynal après leur radiation il y a déjà quelques années. La petite ville ariégeoise d'Ax lès Therme située au coeur des Pyrénées conserve une vocation de cité thermale avec ses nombreuses sources dont les bienfaits amènent de nombreux curistes désireux d'améliorer leur santé. Malgré un cantonnement en block manuel, l'armement et le profil de la voie étant nettement meilleurs, nous pouvons rouler à une vitesse plus importante et atteindre sans mal les 80 km/h. Au delà du col du Chioula situé sur notre droite, nous passons la halte du Castelet PK 120 avant de franchir un premier tunnel puis celui de la Peige. L'agent de conduite ayant rencontré l'avertissement acquitte le signal et ne tarde pas à serrer afin d'aborder à faible vitesse le TIV de rappel à 40 km/h et les aiguillages d'entrée de la gare temporaire de Luzenac-Garanou située au PK 114.9. À quai stationne déjà la Z 7344 modernisée a destination de Latour de Carol. Durant quelques instants, agents de conduite, contrôleurs et chef de service se saluent avant de poursuivre leur journée de service.
La convivialité entre les cheminots ainsi que les paysages grandioses traversés font que bien des conducteurs apprécient de circuler sur cette ligne malgré les nombreux arrêts à desservir. Luzenac, village situé au coeur de la vallée d'Ax est connu grâce notamment à son usine de talc dont la matière première, constituée de roche tendre est extraite depuis la carrière de Trimouns, sur la montagne de Tabe à une altitude de 1700 mètres. La roche ainsi récupérée est acheminée vers la vallée grâce à un téléphérique industriel à bennes construit il y a tout juste un siècle et dont la longueur dépasse les cinq kilomètres. Le talk est ensuite sèché puis broyé à l'usine de Luzenac avant d'être conditionné pour partir soit par la route, soit par le chemin de fer. Plusieures centaines d'employés contribuent à faire vivre cette usine qui produit jusqu'à plus de mille tonnes de talc par jour. Les trains de marchandises ainsi formés sont généralement tractés par des BB 7200 ou BB 8500 selon la disponibilité de ces locomotives avant d'être disséminés à travers la France. Au delà de Vèbres PK 111.7 et des Cabannes PK 108.5, établissements que nous passons sans arrêt, nous franchissons sans le desservir l'établissement d'Ussat lès Bains au point kilométrique 101.4.
Alors que nous cotoyons toujours l'Ariège, nous voici maintenant en vallée d'Ussat, en pays Cathare où se trouvent notamment les grottes préhistoriques de Niaux et de Lombrives cette dernière étant considérée comme l'une des plus vastes d'Europe. Après Ussat, le nombre d'ouvrages d'art rencontré sur la ligne s'amoindrit. Un tableau indicateur de vitesse à distance à 40 km/h réduit notre vitesse afin de franchir l'Ariège grâce à un court viaduc métallique faisant face au roc de Sédour culminant à 1070 mètres puis, nous desservons la gare de Tarascon sur Ariège au PK 97.9. Cette gare apporte elle aussi sa contribution au trafic de marchandises avec le transport d'eau minérale par wagons couverts. L'usine métallurgique de Péchiney produisant de l'alluminium permet également de former de nombreux trains. Le projet de plan social du grand groupe industriel devrait provoquer prochainement le licenciement de nombreux salariés de l'usine de Tarascon et ce, malgré les nombreuses manifestations de mécontentement. Sur le plan historique, cette modeste commune est une ancienne ville fortifiée dont il ne reste plus que quelques rares monuments encore conservés comme la tour St-Michel datant du XIVème siècle que vous pourrez visiter dans la vieille ville. Tout visiteur se doit également de parcourir le Parc pyrénéen de l'art préhistorique qui se veut ludique et incontournable.
Les Z 7300 s'ébranlent à nouveau et continuent leur parcours vers la préfecture de la Haute-Garonne sur une ligne qui se veut touristique et agréable à parcourir. Nous franchissons un viaduc au PK 96.7 avant de longer la gare et le modeste village de Mercus-Garrabet au PK 93.7 dont le clocher de l'église surplombe la ligne. Vers le PK 91, la voie paraît presque neuve, un renouvellement de voie et ballast venant d'être effectué récemment. Nous longeons sur notre gauche l'extrémité est du massif de l'Arize avant de marquer l'arrêt sous la vaste verrière rouge de la gare d'arrêt générale de Foix PK 82.1 où stationnent une RRR et sa BB 8500. Le château médiéval de Foix situé lui aussi en pays Cathare est vieux d'un millénaire et domine la ville de ses trois hautes tours. Il est presque 15 heures et l'agent sédentaire ne tarde pas à délivrer l'autorisation de départ. La vitesse limite de la ligne atteint maintenant les 140 km/h alors que le tracé se trouve être nettement plus rectiligne. Nous franchissons l'un des derniers reliefs important des Pyrénées constitué par les Montagnes du Plantaurel puis, après avoir à nouveau franchi l'Ariège grâce à un viaduc au PK 76, le train marque l'arrêt en gare de Varilhes au point kilométrique 73.4. Quelques kilomètres plus loin, en gare de Pamiers PK 64.2 a été préservée sous un hangar par une association une BB Midi.
Il est 15h15 au moment où nous croisons sous la verrière une autre rame réversible régionale poussée par sa BB 8500 et assurant un train à destination de Tarascon. Le paysage desseché en altitude qui était devenu plus verdoyant en plaine avec la traversée de nombreux secteurs boisés devient dorénavant nettement plus agricole avec de nombreux champs rencontrés au delà de l'établissement de pleine ligne de Vernet d'Ariège PK 56. Nous desservons maintenant Saverdun au PK 48.3. Au PK 41.6, nous franchissons les appareils de voie de l'embranchement particulier des Produits de blé de la Haute Garonne ou se trouvent bâtis d'imposants silos à grain. Nous traversons sans le desservir l'établissement pleine ligne de Cintegabelle au PK 39.8 pour enfin atteindre Auterive gare située quant à elle au PK 33.3 puis, Venerque le Vernet PK 22.9. La vitesse limite de la ligne étant élevée, nous parcourons rapidement les derniers kilomètres et passons sans arrêt les gares de Pins-Justaret et Pinsagel respectivement situées aux PK 17.4 et 13.5. Nous franchissons le cours de la Garonne avant que le mécanicien place l'interrupteur de mise en service de la radio sol-train sur marche et se place le canal 9. Nous approchons de la jonction de la double voie provenant de Tarbes. Nous passons sans arrêt la gare Portet-St Simon PK 11.7 où stationnent de nombreux wagons à trémies destinés au transport de sable notamment récupéré à la confluence de la Garonne et de l'Ariège.
Nous passons aux environs du kilomètres huit sur l'embranchement du comptoir des produits chimiques, nous sommes à proximité du complexe industriel d'AZF dont les dernières ruines et gravas cerclant l'énorme cratère sont en cours de déblaiement. Il est impressionnant de voir qu'un site de cette envergure ait été conservé à moins d'une dizaine de kilomètres du centre ville de Toulouse. Nous retrouvons la jonction des voies en provenance d'Auch juste avant de passer l'établissement d'Empalot non fréquenté par les trains de voyageurs au PK 5.5. Nous desservons enfin notre dernier arrêt avant Toulouse, il s'agit de St Agne, gare située en banlieue sud de la ville rose. Un TIV à distance à 30 km/h nous annonce la proximité de notre terminus alors que les voies de Nîmes apparaissent sur notre droite après le pont des Demoiselles. Sur le mûr de soutennement de droite se trouve inscrit Toulouse 1km, nous ne tardons pas à apercevoir la vaste verrière de la gare de Toulouse-Matabiau sous laquelle le train s'immobilise déversant ses nombreux voyageurs. Depuis cette gare, les passagers peuvent retrouver Lyon en seulement quatre heures par TGV ou la capitale via Bordeaux en train à grande vitesse ou via Limoges par train classique. Ainsi prend fin ce voyage sur les 163 kilomètres de cette ligne pyrénéenne que toute personne se doit de parcourir.
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